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Bulletin de FAIR Canada 

JUIL 2014
Comment protéger les clients qui présentent des signes de troubles cognitifs

Nous vivons plus vieux, et il y a plutôt lieu de s'en réjouir. Cependant, la cruelle réalité est que la plupart d'entre nous finiront par lutter contre la maladie d'Alzheimer ou une autre forme de démence. Et personne ne gagnera cette bataille.

 

Le risque de démence double tous les cinq ans à partir de 60 ans, et 20 % des personnes âgées de plus de 80 ans en sont atteints. Malheureusement, le tableau n'est pas encore complet, car 30 % souffrent de déficits cognitifs sans démence (CIND). En d'autres termes, la moitié des personnes âgées de 80 ans ou plus perdent la capacité de prendre des décisions importantes en matière financière. Leur dégénérescence, dans la plupart des cas, s'aggrave sur plusieurs années, et une proportion importante de ceux-là étaient déjà atteints entre 70 et 80 ans, d'autres même pendant leur soixantaine.

 

Le défi est de taille pour le bien-être financier des personnes âgées, qui représentent une proportion croissante de la population. Le dilemme n'est pas non plus à ignorer pour les conseillers en placement. Imaginons que vous êtes un conseiller qui soupçonne que votre client commence à souffrir de troubles mentaux qui affectent le jugement. Que faire et vers qui vous tourner pour protéger votre client et ses actifs ?

 

Vous devez avant toute chose informer votre superviseur du problème. Ensuite, avec celui-ci, vous pourriez envisager de rencontrer le client pour aborder la question. C'est un entretien difficile à mener, mais il est nécessaire. Dans certains cas, la discussion pourrait révéler que vos inquiétudes étaient infondées. Si tel n'était pas le cas, cependant, un plan d'action serait nécessaire, axé autour de deux composantes de base : stabiliser immédiatement les investissements du client et impliquer un tiers judicieusement choisi pour gérer les dossiers financiers du client. Ces composantes peuvent toutes deux être problématiques.

 

Nous avons aussi publié une tribune libre sous la rubrique Inside track dans la version en ligne d'Investment Executive. Pour lire cet article sur notre site Web, cliquez ici.
 

FAIR Canada dans les médias

 

FAIR Canada s'attache à porter à l'attention des médias, des investisseurs canadiens, des autorités de réglementation, du gouvernement et des membres du secteur les problèmes importants touchant les investisseurs. La presse s'est récemment intéressée à FAIR Canada dans les articles suivants :

 

Exempt-market proposals provoke ire (Investment Executive)

Titre : Les propositions sur le marché dispensé provoquent la colère

 

FAIR Canada a soumis ses commentaires sur la proposition de dispense applicable au financement participatif émanant des Autorités canadiennes en valeurs mobilières, indiquant que le modèle « est faussé et pourrait causer de graves préjudices aux investisseurs. »

 

Investor advocates miffed at the OSC (Investment Executive)

Titre : Les défenseurs des investisseurs déçus par la CVMO

 

Les commentaires de FAIR Canada concernant le projet d'énoncé de priorités de la CVMO sont mis en lumière dans cet article, notamment une note sur le fait que FAIR Canada « constate avec inquiétude que la protection des investisseurs est progressivement délaissée par la CVMO, au profit d'autres sujets qui ne sont pas prioritaires dans son mandat. »

 

What protection do you have if your broker goes broke? (Globe and Mail - avec abonnement)

Titre : Quelle protection en cas de faillite de votre courtier ?

 

Marian Passmore, directrice de la politique et chef de l'exploitation de FAIR Canada, est citée dans un article de Rob Carrick consacré à la couverture du fonds de protection des épargnants et à ses limites.

 

New rules offer mutual fund breakdown (StarPhoenix)

Titre : Plus de transparence pour les fonds communs de placement avec les nouvelles règles

 

Marian Passmore, directrice de la politique et chef de l'exploitation de FAIR Canada, a commenté pour StarPhoenix les exigences du nouveau Modèle de relation client-conseiller destinées à informer les clients sur les coûts et les rendements.

 

Pour suivre FAIR Canada dans d'autres médias, cliquez ici.

 

Suggestions de FAIR Canada sur la stratégie en matière de littératie financière pour les personnes âgées

FAIR Canada a soumis une lettre de commentaires à la nouvelle chef du développement de la littératie financière du Canada en réponse à une consultation publique sur la Stratégie nationale en matière de littératie financière pour les personnes âgées.

 

FAIR Canada souligne en particulier qu'il est important de prendre acte de la situation dans laquelle les personnes âgées (et tous les Canadiens) prennent des décisions financières, qui repose sur le respect et la confiance placés dans les fournisseurs de services financiers. La lettre relève que certains modèles d'affaires du secteur semblent perpétuer le système de nombreuses entreprises qui se livrent une concurrence inefficace sur les prix et la qualité offerts aux consommateurs. Le modèle d'affaires utilisé actuellement par de nombreuses sociétés de placement est centré sur le paiement par opération, ce qui invite les conseillers à vendre des placements plutôt qu'à fournir des conseils financiers dénués de tout conflit d'intérêts et en toute objectivité dans l'intérêt du client. Cette situation ne doit pas être ignorée lors de l'élaboration de stratégies destinées à améliorer les résultats des investisseurs.

 

La lettre de commentaires relève également la nécessité de meilleures compétences dans le secteur pour traiter les besoins particuliers des Canadiens âgés et de recherches plus poussées au Canada sur les fraudes liées aux placements dans le but de protéger les personnes âgées et tous les investisseurs.

 

Examen des compétences des conseillers

 

L'OCRCVM a publié un document de consultation pour solliciter les commentaires sur son modèle d'assurance des compétences des conseillers. Selon FAIR Canada, les compétences du conseiller sont un élément important de la norme donnant priorité aux intérêts des investisseurs et sont essentielles pour garantir que les investisseurs reçoivent des conseils financiers de qualité. FAIR Canada encourage ses lecteurs à soumettre leurs commentaires sur le modèle.

 

Les Canadiens ne méritent-ils par les protections garanties par MiFID II?

 

Les débats n'ont pas manqué au Canada sur le paiement de commissions à des tiers et les conflits d'intérêts qui émaillent les conseils en placement reçus par les investisseurs particuliers. FAIR Canada se réjouit que les autorités de réglementation s'engagent à étudier les effets de commissions intégrées de parties tierces, malgré sa déception de savoir que les investisseurs canadiens sont bien loin de bénéficier de ces recherches.

 

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Profession ou pas?

 

Un récent article de Knut Rostad, président et fondateur de l'Institute for the Fiduciary Standard aux États-Unis, note que « les critères essentiels à la base des principes et pratiques d'une profession reposant sur les conseils fiduciaires peuvent se diviser en critères de premier rang tels que la formation, les connaissances et l'expérience, et en critères de second rang tels que la communication, la personnalité, l'honnêteté et la transparence. Ces deux types de critères sont fondamentaux, mais les conseillers et les organismes qui les rassemblent donnent beaucoup plus d'importance aux critères de premier rang. » FAIR Canada s'inquiète du manque d'intérêt pour les deux types de critères de la profession au Canada et note que de nombreuses sociétés s'opposent vigoureusement à la divulgation des informations les plus élémentaires aux investisseurs - en particulier les coûts - et, alors qu'elles défendent une profession, n'encouragent aucune forme d'examen ou de réforme des exigences de base en matière de compétences.

 

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FAIR Canada est un organisme de bienfaisance national voué à la défense des épargnants.

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