Rapport FAIR Canada sur les fonds du marché monétaire :
300 à 500 millions de dollars échappent aux Canadiens
FAIR Canada a publié la semaine passée un rapport de 21 pages intitulé « Fonds du marché monétaire canadiens - Zéro rendement » (le rapport).
 
La plupart des fonds du marché monétaire (FMM) ne rapportent pas d'argent. Selon le rapport, les Canadiens détiennent près de 56 milliards de dollars dans des fonds du marché monétaire qui ne rapportent pratiquement rien. Au cours des six derniers mois de 2009, les FMM canadiens moyens ont dégagé un rendement d'à peine 0,02 % après déduction des frais, et avant prise en compte de l'inflation et des impôts. Le rendement moyen des périodes de 30 et 60 jours les plus récentes était de 0 %. Pire encore, un quart de tous les fonds du marché monétaire canadiens (principalement des fonds distincts de petite taille) ont perdu de l'argent pendant les périodes de trois ou de six mois terminées le 31 décembre 2009 et continuent d'en perdre.

 
Coût de renonciation de 300 à 500 millions de dollars. « Peu d'investisseurs individuels sont conscients que les FMM produisent actuellement des rendements nuls voire même négatifs ou que beaucoup de comptes d'épargne bancaires peuvent produire de meilleurs rendements, dit Ermanno Pascutto, directeur général de FAIR Canada. Les Canadiens renoncent à un revenu d'intérêt potentiel de 300 à 500 millions de dollars en ne transférant pas leur argent dans des comptes d'épargne à taux bonifié qui rapportent plus. » (Voir les calculs en annexe).
 
Le rapport de FAIR Canada appelle à une meilleure communication des rendements et des frais. « Les investisseurs ont le droit de savoir quand les rendements de placements sûrs, ressemblant à un compte d'épargne comme un FMM, descendent à zéro ou (dans le cas de certains fonds distincts) deviennent négatifs. Les conseillers en placement devraient agir au mieux des intérêts de leurs clients et envisager de leur recommander de délaisser les FMM pour d'autres solutions, comme des comptes d'épargne à taux bonifié assurés par la SADC, s'il n'y a pas d'autres raisons impératives de conserver les FMM », affirme M. Pascutto.
La logique économique de ces fonds n'est pas intéressante dans le contexte actuel à faibles taux d'intérêt. Le rapport note que depuis que les taux d'intérêt ont baissé pratiquement à zéro, en mars 2009, la plupart des FMM canadiens perdraient de l'argent s'ils n'avaient pas réduit leurs frais. La moyenne des frais (ratio des frais de gestion ou RFG) de tous les fonds du marché monétaire canadiens est de 0,99 %. Les plus grands fonds ont un RFG de 0,62 %. Mais le taux de gros que peuvent actuellement obtenir les FMM sur les bons du Trésor n'atteint que 0,57 %. Le résultat pour les investisseurs individuels est donc un rendement nul, même avec des RFG réduits.
 
« Les comptes d'épargne à taux bonifié des grandes banques versent 0,75 % à 1,0 % et sont assurés par la SADC, comparativement à 0 % pour la plupart des FMM. Les investisseurs devraient se tenir au courant et s'informer sur leurs comptes et sur les solutions financières de rechange et ne pas s'en remettre exclusivement à leurs conseillers. Pour leur part, les sociétés financières et les conseillers devraient informer les clients des rendements actuels des FMM ainsi que des solutions de rechange aux rendements nuls actuels. Les relevés mensuels devraient divulguer le taux d'intérêt courant versé sur les FMM », dit M. Pascutto.
 
Pour lire le texte complet du rapport, cliquez ici.
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