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Le système titres-services continue de créer de l'emploi et est générateur de nombreux effets retour pour le budget de l'Etat
Le 18 novembre dernier, la Ministre fédérale de l'Emploi a rendu public un rapport d'évaluation du système titres-services en 2010, réalisé par le bureau Idea Consult.
Pour Federgon, ce rapport confirme à nouveau l'effet positif du système titres-services en matière de création d'emplois. Ainsi, près de 137.000 personnes ont travaillé en 2010 dans le secteur des titres-services, soit une croissance de +14% par rapport à 2009. Parmi ces travailleurs, 62% sont faiblement qualifiés.
Federgon se réjouit également des nouveaux calculs menés par le bureau d'études Idea Consult quant aux effets retour du système titres-services pour le budget fédéral. Pour la première fois, le rapport officiel a tenu compte aussi bien des effets retour directs (moins d'allocations de chômage payées, plus de revenus ONSS) que des effets retour indirects du système (impôts des sociétés titres-services, création d'emplois indirects, revenus TVA, ...). Il en ressort un coût net de la mesure bien moins élevé qu'initialement calculé. Selon Idea Consult, les effets retour du système sont estimés entre 71% et 79,5%, diminuant considérablement le coût net du système pour l'Etat fédéral.
Federgon avait déjà démontré l'impact de ces effets indirects dans une étude menée par PwC en 2010. Dans le cadre des discussions budgétaires, la fédération a appelé les négociateurs à tenir compte de ces effets retour importants et de l'impact des titres-services pour l'emploi en Belgique. Personne de contact: Herwig Muyldermans |
Accord sectoriel 2011-2012 conclu à la CP 322.01 Titres-services
A l'issue de près de sept mois de négociation, les partenaires sociaux ont signé un accord sectoriel pour la période 2011-2012 lors de la réunion du 9 novembre 2011 de la Commission Paritaire 322.01. Cet accord comporte des décisions importantes concernant le pouvoir d'achat, l'indemnisation des temps de déplacement et la qualité du travail. Un volet très important de cet accord porte sur la formation. Les partenaires sociaux ont décidé que chaque nouveau travailleur recevrait désormais une formation. Un budget de 2 millions d'euros sera affecté à ce volet. Federgon se réjouit de la conclusion de cet accord qu'elle juge équilibré, accord qui arrive en outre à un moment important pour le secteur, dans le contexte de grande incertitude que nous connaissons actuellement en raison de la régionalisation imminente.
Personne de contact: Herwig Muyldermans |
Les titres-repas électroniques dans le secteur du travail intérimaire
La conclusion de la convention collective de travail relative aux titres-repas électroniques en date du 3 octobre dernier constitue la dernière formalité qui devait être remplie afin de permettre l'utilisation des titres-repas électroniques pour les travailleurs intérimaires. L'introduction de titres-repas sous forme électronique offre de nombreux avantages pour les différentes parties concernées. Tout d'abord, l'introduction de titres-repas sous forme électronique enlèvera une lourde charge administrative aux entreprises qui doivent actuellement les envoyer par courrier ou les distribuer personnellement aux travailleurs intérimaires qui, à leur tour, doivent signer pour réception et donc se déplacer à cette fin. Ensuite, contrairement au système actuellement en vigueur, le travailleur intérimaire sera averti automatiquement de l'échéance proche de ses titres-repas qui, par ailleurs, seront fractionnables. En outre, le travailleur aura toujours la possibilité d'avoir un aperçu du solde restant en temps réel. De même, en cas de vol ou de perte, les titres-repas ne seront pas perdus pour le travailleur intérimaire puisque la valeur attribuée pourra être bloquée, le temps de recevoir une nouvelle carte permettant à nouveau l'utilisation des titres-repas électroniques.
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Federgon prend position sur le projet de révision des règles européennes applicables aux Services d'intérêt économique général
Le 16 septembre dernier, la Commission européenne a présenté un projet de révision des textes relatifs aux Services d'intérêt économique général (SIEG) et aux aides d'Etat. Pour rappel, le concept de services d'intérêt économique général englobe toutes les activités de services de nature économique que les autorités publiques (au niveau national, régional ou local) soumettent à des obligations spécifiques de service public en vertu d'un critère d'intérêt général afin de s'assurer que ces services soient prestés à des conditions qui ne sont pas nécessairement celles qui prévalent sur le marché. De nombreux domaines dans lesquels les membres de Federgon sont actifs s'inscrivent ou sont susceptibles de s'inscrire dans le cadre de cette notion (formation professionnelle, accompagnement de demandeurs d'emploi, services à la personne,...). Un des enjeux principaux du cadre réglementaire de ces services est d'assurer que les subventions accordées par l'Etat aux fournisseurs de ces services ne faussent pas la concurrence, en particulier vis-à-vis des opérateurs privés commerciaux non-subsidiés. D'une manière générale, Federgon accueille favorablement l'initiative de la Commission européenne qui vise à clarifier le cadre juridique applicable aux services économiques d'intérêt général. En effet, les textes proposés précisent un certain nombre de notions telles que celles d'entreprise, d'activité économique et de ressources d'Etat. Le nouveau projet vise également à mieux encadrer la fixation des compensations (subsides) octroyées aux opérateurs chargés de l'exécution de ces services. La Commission propose également d'exempter de notification « les compensations de service public pour les entreprises répondant à des besoins sociaux essentiels, tels que les soins de santé, la garde d'enfant, l'accès au marché du travail, le logement social et les soins et l'inclusion sociale des groupes vulnérables ». Federgon s'oppose à cette exemption de notification qui supprimerait toute transparence en matière de subsides accordés dans les domaines qu'elle défend. Federgon conteste d'ailleurs l'argument qui est mis en avant pour justifier cette proposition d'exemption, à savoir la faible intensité de la distorsion de concurrence dans ces secteurs. Federgon a transmis une contribution à la Commission pour démontrer les risques réels de distorsion significative de la concurrence dans les secteurs concernés.
Personne de contact: Herwig Muyldermans
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