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| Le changement climatique et la gestion durable des terres |
Le partenariat TerrAfrica reconnait que la gestion durable des terres (GDT) contribue largement à l'atténuation des effets du changement climatique. Dans cette perspective, le partenariat a lancé le Programme-pays phare sur les changement climatiques, les terres et l'eau, justement pour traiter des questions de changement climatique. Ce programme d'investissement cible l'expansion des activités agricoles d'adaptation au changement climatique et d'atténuation de ses effets au niveau des pays, par le biais de ses domaines prioritaires, à savoir, l'agriculture de conservation, la gestion des bassins versants et la pauvreté énergétique.
Deux séries d'activités sont prévues au programme. La première, ce sont les investissements phares dans les pays, qui renforceront les activités existantes en matière de GDT impulsées par les pays mêmes, dans le cadre du programme de travail commun de TerrAfrica. La seconde, ce sont les coalitions et les échanges d'information entre pays, qui ont pour objectif d'approfondir et de diffuser les connaissances sur les questions de terres et de climat, de renforcer la planification au niveau pays, d'intégrer le risque climatique dans les politiques nationales sur l'affectation des terres et de soutenir les capacités des pays dans la mise en œuvre de programmes d'investissement pour le climat.
Le programme-pays phare de TerrAfrica permet tant aux pays qu'aux partenaires pour le développement d'investir dans un programme sur le changement climatique qui bénéficie directement aux communautés locales. Pour en savoir plus, voyez le Programme-pays phare de TerrAfrica sur les changements climatiques ou veuillez demander une copie française au Secrétariat de TerrAfrica.
L'adaptation au changement climatique : Maitriser le savoir des communautés locales et comprendre leurs stratégies d'adaptation au changement climatique
Le changement climatique a récemment dominé l'ordre du jour mondial. Dans l'histoire moderne du développement, il est considéré comme l'un des enjeux écologiques les plus formidables pour l'humanité. Pour étudier et combattre les effets du changement climatique, de nombreuses formules ont été recommandées, la plupart valorisant l'adoption de schémas et directives favorables pour garantir la réussite des projets et programmes sur le changement climatique.
Il est généralement admis que les communautés locales sont fortement touchées par le changement climatique malgré leurs vastes connaissances de leur propre environnement. De nombreuses études se posent donc la question suivante : ces communautés participent-elles convenablement aux processus de planification et de formulation de politiques ? Au Kenya, une étude de cas sur la forêt de Kereita a été effectuée pour analyser l'ampleur des connaissances de la population locale sur le changement climatique ; ses stratégies d'adaptation ont révélé des faits intéressants.
En effet, les habitants de cette localitésemblaient s'y connaitre en climat, puisqu'ils étaient capables de dénombrer plusieurs causes, indicateurs et effets du changement climatique. La plupart des sondés semblent avoir acquis des connaissances sur le changement climatique à travers leurs observations et leurs expériences, mais aussi par le biais des organisations communautaires. En outre, ils emploient plusieurs stratégies pour s'adapter au changement climatique, parmi lesquelles la diversification des cultures, l'adoption de meilleures techniques agricoles, la culture d'espèces à croissance rapide, la récupération de l'eau et l'irrigation. Les mécanismes traditionnels d'adaptation ont toujours cours mais pas autant que dans le passé. Ces constatations révèlent un besoin de prendre acte du savoir local et traditionnel dans la conception de toute politique sur le changement climatique.
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15e Conférence des Nations Unies sur le changement climatique - Les temps forts |
Intensification des efforts pour intégrer la GDT et l'agriculture dans le programme d'action mondial sur le changement climatique à la conférence de Copenhague Par Seth Shames sshames@ecoagriculture.org, Ecoagriculture Partners
La quinzième conférence des États parties (COP 15) à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques(CCNUCC) à Copenhague a considérablement intensifié les efforts d'intégration de l'agriculture et de la gestion durable des terres (GDT) dans le programme d'action sur le changement climatique à l'échelle mondiale. À cette occasion, les liens conceptuels et politiques existant entre l'adaptation au changement climatique, l'atténuation de ses effets et la sécurité alimentaire dans le monde agricole ont été consolidés, et les gouvernements ont souscrit des engagements substantiels pour faire avancer les travaux en matière d'agriculture et de changement climatique.
L'agriculture et la GDT : En dépit des difficultés avérées durant les négociations sur la CCNUCC, et du fait que l'Accord de Copenhague, qui est bref, ne mentionne pas l'agriculture de manière explicite, les deux semaines qu'ont duré les discussions ont amélioré la position de l'agriculture dans le processus global de la Conférence-cadre. Avant l'adoption de l'accord de Copenhague, le processus de négociation sur la CCNUCC suivait deux voies parallèles, soit Groupe de travail spécial de l'action concertée à long terme et le Groupe de travail spécial sur le protocole de Kyoto. Les documents demeurent en cours de rédaction mais les questions agricoles ont été davantage intégrées aux débats au sein du Groupe de travail spécial de l'action concertée à long terme, et la version provisoire contient certains éléments importants. Le projet de texte issu de la COP 15 évoque de manière précise l'importance de la sécurité alimentaire dans l'examen du changement climatique ; il reconnait par ailleurs le lien existant entre l'agriculture et la sécurité alimentaire et la relation entre l'adaptation au changement climatique et l'atténuation de ses effets. Le mandat confié au Groupe de travail spécial sur l'action concertée à long terme continuera en 2010 et les négociateurs le reprendront à nouveau durant leurs réunions au mois de juin à Bonn ( Allemagne), l'objectif étant d'achever les négociations à la 16e COP qui aura lieu au Mexique en novembre.
Manifestations parallèles des pays d'Afrique sur l'agriculture et la GDT : À Copenhague, les voix du continent africain ont été particulièrement fortes sur les questions des liens existant entre le changement climatique et la GDT. À cette conférence, les pays du continent ont travaillé d'arrache-pied ; ils ont organisé des manifestations parallèles et des expositions pour promouvoir leur perspective dans ce domaine. Entre autres gouvernements, le Kenya, le Mali, l'Éthiopie et la Zambie ont accueilli des manifestations en marge de la Conférence pour mettre en exergue, de diverses manières, les moyens par lesquels les agriculteurs africains peuvent participer aux marchés de compensation des émissions de carbone et les modalités selon lesquelles le financement carbone peut contribuer aux interventions pour la sécurité alimentaire et l'adaptation au changement climatique.
Dans plusieurs manifestations parallèles pertinentes à ce sujet et durant la Journée sur l'agriculture et le développement rural, Ecoagriculture Partners a distribué la nouvelle note de TerrAfrica, Le Programme-pays phare de TerrAfrica sur les changements climatiques, ainsi que des notes antérieures sur les politiques de TerrAfrica sur l'adaptation et l'atténuation.
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Programmation dans les pays en matière de gestion durable des terres
| Le Ghana achève l'élaboration de son cadre d'investissement pour la gestion durable des terres. Par Jonathan Allotey, Directeur, EPA-Ghana. jan_allotey@yahoo.com
La Commission nationale ghanéenne sur la gestion durable des terres a achevé le Cadre stratégique d'investissement de ce pays (CSI-G) pour la gestion durable des terres, qui fait suite à une série d'examens de l'épreuve finale du CSI-G issue de l'atelier de formation à la GDT accueilli par le Ghana les 2 et 3 novembre 2009. Plusieurs activités ont alimenté le processus d'élaboration du CSI-G. Parmi celles-ci, l'examen de documents, les consultations sur le terrain avec les acteurs concernés et quatre études analytiques, à savoir, l'évaluation de la dégradation des terres grâce au système d'information géographique (SIG), l'évaluation des techniques de gestion durable des terres (GDT), les études de référence et la mobilisation des ressources. Ces études ont couvert les six zones écologiques du Ghana.
Le CSI-G a désigné les trois régions du nord du Ghana comme zones d'intervention prioritaire en raison de la présence d'un certain nombre de bassins versants (micro et macro) qui alimentent le lac Volta, mais aussi parce qu'elles constituent la région la plus dégradée du pays. Les arrangements institutionnels pour la mise en application du Programme d'action national (PAN) de lutte contre la désertification et la sécheresse ont été établis et fonctionnent à trois niveaux, et ils sont exécutés avec le soutien du Projet de gestion de l'environnement du Ghana (GEMP). Ces mécanismes comprennent : les commissions régionales de gestion de l'environnement, les commissions de district de gestion de l'environnement et les commissions communautaires de gestion de l'environnement. Le projet est financé par l'Agence canadienne de développement international (ACDI).
Dans le cadre des activités TerrAfrica-PSI, et avec la Banque mondiale en qualité d'organisme animateur, la Commission nationale ghanéenne sur la gestion durable des terres élabore actuellement un projet de gestion durable du paysage financé par le FEM. Ce projet s'inscrit dans une perspective globale de la gestion durable des terres et des bassins versants, qui allie les investissements « durs » et « doux », à l'échelle des communautés locales. Le projet est réparti en quatre modules intégrés : le renforcement des capacités pour la planification spatiale intégrée, la gestion des inondations et des terres, le paiement pour les services de l'environnement, la gestion du projet et le module suivi/évaluation. Le projet sera exécuté à titre pilote dans six districts avant d'être élargi à d'autres zones, en fonction du succès rencontré.
Avancées du projet national éthiopien de gestion durable des terres Par Daniel Danano, Coordonnateur de projet, Ethiocat@ethionet.et
En Éthiopie, comme dans plusieurs pays d'Afrique dont l'économie est tributaire de l'agriculture, la dégradation des terres est un problème très grave. C'est dans ce sens que le gouvernement de ce pays a adopté une formule robuste pour y faire face. En 2008, le gouvernement éthiopien et la Banque mondiale ont signé un accord de subvention portant sur 29 millions de dollars par l'intermédiaire du Fonds pour l'environnement mondial (FEM) dans le but de financer un projet quinquennal de gestion durable des terres dont l'exécution s'étend sur six régions. Le projet GTZ de gestion durable des terres fournit un appui technique et financier à hauteur de 13 millions d'euros pour trois de ces régions, soit Amhara, Tigray et Oromiya. Ce projet compte réduire la dégradation des terres dans les paysages agricoles et améliorer la productivité agricole des petits exploitants tout en réduisant la dégradation des terres, ce qui devrait permettre de protéger et/ou restaurer les fonctions de l'écosystème ainsi que la diversité des paysages agricoles. Les trois composantes interdépendantes de ce projet sont la gestion des bassins versants, le registre foncier et l'administration foncière en milieu rural et la gestion de projet.
Les activités ont commencé dans 35 bassins versants des cinq régions visées par le projet : Oromiya (10), Amhara (10), SNNP (7), Tigray (3), Gambela (3) et Benishangul-Gumuz (2), sur une superficie totale d'environ 250 000 ha. Des activités se sensibilisation ont également eu lieu dans quatre régions, soit SNNPR, Oromya, Amhara et Tigray, où certaines activités et les estimations budgétaires y afférentes ont déjà été établies. Dans toutes les régions, les activités de formation en gestion des bassins versants ont également commencé.
Le projet de GDT sera exécuté en trois phases sur cinq ans, soit de 2009 à 2013, au profit d'environ 500 000 petits agriculteurs. |
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| Cadre de gestion durable des terres et des ressources en eau | Les experts valident le cadre du CAADP pour la gestion durable des terres et des ressources en eau Par Rudo E. Makunike, Agence de planification et de coordination du NEPAD, rudom@nepad.org
Des experts en agronomie se sont réunis dans la capitale malienne de Bamako les 9 et 10 février 2010 pour valider le cadre de gestion des terres et des ressources en eau (Pilier 1 du CAADP) du Programme intégré pour le développement de l'agriculture en Afrique (CAADP). Ce programme, issu du Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD) de l'Union africaine, adopté par les chefs d'État et de gouvernement africains à Maputo en 2003, est un cadre pour une stratégie de développement du continent impulsé par l'agriculture.
La réunion avait pour objectif d'obtenir l'adhésion et l'approbation nécessaires à la phase finale de rédaction du document. Ont participé à la réunion, accueillie par le gouvernement du Mali, plusieurs pays et organisations régionales et sous-régionales, notamment le Comité permanent inter-États de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (CILSS), la Commission de l'Union africaine, la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et les institutions relevant du CAADP.
Le cadre du Pilier 1 est un outil pratique dont les pays peuvent se servir pour promouvoir les partenariats agricoles à différents niveaux. Parmi ceux-ci figurent la restauration, le maintien et la valorisation des fonctions de production et de protection des ressources foncières du continent africain au moyen de la lutte contre les problèmes de dégradation des terres, d'insécurité alimentaire et de pauvreté en milieu rural.
Le Pilier 1 est l'un des quatre piliers du CAADP ; ils ont été conçus pour orienter les pays dans l'élaboration de leurs propres cadres d'investissement, qui s'inscrivent dans les processus de tables rondes du CAADP. Après la validation de la réunion de Bamako, le cadre du Pilier 1 sera parachevé par le groupe de travail principal, aux fins de diffusion dans les pays où les activités seront exécutées.
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| Publications choisies | Le Programme-pays phare de TerrAfrica sur les changements climatiques
Cette note sur le climat met en exergue la gestion durable des terres comme stratégie clé pour le développement économique et l'adaptation au changement climatique et l'atténuation de ses effets. Elle décrit également les activités par lesquelles le partenariat TerrAfrica soutient les projets sur le changement climatique en Afrique.
Veuillez demander une copie française au Secrétariat de TerrAfrica.
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| Réunions et événements spéciaux |
Journée mondiale 2010 de la lutte contre la désertification Chaque année, le 17 juin est consacré Journée mondiale de la lutte contre la désertification. Cette année, le thème est Des sols avec une diversité biologique riche contribuent au bien-être des populations et des écosystèmes. L'année 2010 est l'Année Internationale de la Biodiversité. Dans ce sens, la Convention des Nations Unies sur la Lutte Contre la Désertification souhaite sensibiliser le public au fait que la désertification, la dégradation des terres et la sécheresse frappent durement la biodiversité présente dans le sol. Pour en savoir plus sur la Journée, les manifestations à travers le monde et pour obtenir des renseignements sur l'organisation d'une manifestation, visitez le site Web Journée mondiale de la lutte contre la désertification.
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| Rédaction | |
Rédacteur en chef: Martin Bwalya
Rédacteur collaborateur: Andrew Kanyegirire |  |
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La plateforme TerrAfrica est impulsée par les pays; elle dépend du leadership et des engagements souscrits par les pays d'Afrique subsaharienne. Le Comité exécutif est constitué de gouvernements de pays d'Afrique subsaharienne, du NEPAD, du Secrétariat de l'UNCCD, du Mécanisme mondial de l'UNCCD, de la FAO, du FIDA, du PNUD, du PNUE, de la BAfD, de la Commission de l'Union européenne, de bailleurs bilatéraux, de représentants de la société civile et de la Banque mondiale.

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